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L'Iliade d'Homère

Voici les vers de l'Iliade qui m'ont le plus marqués. Je me réfère pour tous à l'édition suivante :

Iliade, Odyssée. Bibliothèque de la Pléiade numéro cent quinze.

Chant I

« C'est le meilleur parti : l'homme docile à leurs désirs, les dieux l'exaucent. » (187-225)

« Parle, ne cache rien; ainsi nous serons deux à connaître ta peine. » (342-378)

« Il n'est plus de plaisir à faire bonne chère, si le pire l'emporte ! » (561-601)

Chant II

« Le peuple alors s'agite ainsi que les grands flots de la mer Icarienne, quand ils sont secoués par une forte houle, et d'Euros et Notos les soulèvent ensemble en s'élançant hors des nuages de Zeus Père - ou comme un champ de blé profond, que le Zéphyr impétueux remue, inclinant les épis : ainsi frémit le peuple. » (142-180)

« Allons, demeurez tous, Achéens bien guêtrés, demeurez jusqu'au jour où nous prendrons la ville immense de Priam. » (292-332)

« Ils brûlent de lancer contre les ennemis leurs javelots de frêne et de rompre l'airain qui couvre les poitrines. » (519-560)

Chant III

« L'esprit des jeunes gens toujours voltige en l'air, mais quand un homme âgé se trouve au milieu d'eux, regardant à la fois le passé, l'avenir, il voit ce qui convient le mieux aux deux partis. » (102-136)

« Dans la chambre il t'attend, sur le lit ouvragé, dans tout l'éclat de sa beauté, de sa parure. » (364-396)

« Ma haine alors pour toi serait prodigieuse autant que mon amour le fut jusqu'à présent. » (397-431)

Chant IV

« Gémissements et cris de triomphe se mêlent, les uns frappant à mort et les autres mourant. » (422-454)

« Celui qui l'a frappé, Piroos, accourant, le perce de sa lance à côté du nombril; ses entrailles alors se répandent au sol; l'ombre couvre ses yeux. » (494-530)

Chant V

« Ainsi les Danaens, sans crainte et de pied ferme, attendent les Troyens. » (507-542)

« On dirait des lions affamés de chair crue, ou bien des sangliers à la force invincible. » (768-802)

Chant VI

« Que nul d'entre eux n'échappe au gouffre de la mort, sous les coups de nos bras, pas même le garçon au ventre de sa mère, pas même le fuyard. » (29-66)

« Beau-frère, je ne suis qu'une chienne perverse, que tous ont en horreur. » (327-360)

Chant VII

« Comme un frémissement se répand sur la mer, assombrissant les flots, au lever du Zéphyr, tout de même l'on voit dans la plaine frémir les rangs des Achéens et des Troyens, assis. » (63-100)

« Les combats, les tueries, c'est mon affaire, à moi. » (212-243)

Chant VIII

« Ta vigueur est brisée et la triste vieillesse accompagne tes pas. » (101-138)

« Le voyant décimer avec son arc puissant les bataillons troyens, le chef de peuple Agamemnon se réjouit. » (249-288)

Chant IX

« Tandis que les Troyens sont ainsi sur leurs gardes, la monstrueuse Peur, dont la Fuite glacée accompagne les pas, a saisi les Argiens. » (1-28)

« Te convient-il d'avoir une âme impitoyable, alors qu'on peut fléchir les Immortels eux-mêmes ? » (461-504)

« Et, du fond de l'Erèbe, une déesse au coeur farouche l'entendit, l'Erinys qui toujours marche dans les ténèbres. » (544-583)

Chant X

« Après avoir prié la fille du grand Zeus, pareils à deux lions, ils vont dans la nuit sombre à travers le carnage, au milieu du sang noir, des armes et des morts. » (262-298)

« Puis, quand l'onde marine a nettoyé leur corps et rafraîchi leur âme, ils se baignent tous deux dans des cuves polies. » (561-579)

Chant XI

« Le poitrail blanc d'écume et les pieds enfoncés dans un bain de poussière, ils emportent le roi meurtri loin du combat. » (249-285)

« Impuissant est le trait d'un lâche, d'un vaurien. » (356-392)

« La rampe, autour du char, et l'essieu, par dessous, sont tout entiers souillés du sang que font jaillir en mille éclaboussures les sabots des coursiers et les jantes des roues. » (503-539)

Chant XII

« Dans ses serres, l'oiseau tient un serpent énorme, ensanglanté, vivant encore et palpitant, qui n'a pas renoncé pour autant à la lutte. » (185-218)

« Ni les vaillants Lyciens ne peuvent enfoncer la muraille et s'ouvrir un chemin vers les nefs, ni les fiers Danaens ne peuvent repousser du rempart les Lyciens qui s'en sont rapprochés. » (402-435)

« Vers leurs navires creux les Danaens s'enfuient, cependant que s'élève un tumulte sans fin. » (436-471)

Chant XIII

« Comme, en pleine tempête, on voit les vents sonores, un jour où la poussière abonde sur les routes, la soulever pour former un grand nuage : de même la bataille en un point se concentre. » (323-357)

« L'homme tombe avec bruit; le javelot lui reste enfoncé dans le coeur, qui fait, en palpitant, vibrer le bout de l'arme. » (430-465)

« Les deux plus vaillants preux, Enée, Idoménée, ces émules d'Arès, brûlent de se percer avec l'airain cruel. » (466-505)

« On se lasse de tout, du sommeil, de l'amour, des suaves chansons, de la danse parfaite; de tout cela pourtant chacun a grand désir, plutôt que de bataille, mais eux, c'est de combats qu'ils sont insatiables. » (617-653)

Chant XIV

« À nous de méditer comment iront les choses, si notre esprit le peut. » (26-66)

« La vague de la mer, qu'au large émeut le souffle atroce de Borée, ne hurle pas plus fort en battant le rivage, — et le feu flamboyant ne gronde pas plus fort dans les gorges d'un mont où brûle une forêt, — et le vent, dans un chêne, à la haute ramure, ne mugit pas plus fort, tandis qu'il se déchaîne au comble de la rage : aussi puissantes sont les clameurs des Troyens et des preux achéens, au moment où les uns sur les autres ils foncent en poussant d'affreux cris. » (359-431)

Chant XV

« Moi, le sort m'a donné d'habiter pour jamais la mer blanche d'écume. Hadès reçut en lot les brumeuses ténèbres, et Zeus, le vaste ciel, l'éther et et les nuages. » (185-219)

« Ils sont bons, les conseils qui viennent d'un ami. » (400-434)

« Mourir pour la patrie est un sort glorieux. » (471-506)

Chant XVI

« Ainsi qu'un homme joint étroitement des pierres pour en former le mur de sa maison, qu'il entend protéger de la force des vents : casques et boucliers bombés ainsi se joignent; l'écu frôle l'écu, le casque est près du casque, l'homme s'appuie à l'homme. » (208-244)

« La lance brise l'os; l'homme, face en avant, sur la terre s'écroule. » (278-310)

« Bien que tu sois danseur habile, Mérion, si je t'avais atteint, ma lance à tout jamais te rendait immobile. » (601-638)

Chant XVII

« Comme on voit un lion nourri dans la montagne et sûr de sa vigueur enlever tout à coup, dans un troupeau qui paît, la vache la plus belle, - le fauve l'a saisie; entre ses crocs puissants il lui brise le col; ensuite il se repaît du sang et des entrailles; autour de lui, chiens et bergers poussent des cris, mais restent à distance et n'osent l'attaquer (la pâle peur les tient) : ainsi nul des Troyens n'a le coeur d'affronter l'illustre Ménélas. » (27-69)

« Quand un homme prétend, contre l'aveu du Ciel, affronter un guerrier que favorise un dieu, sur lui tout aussitôt dévale un grand malheur. » (70-105)

« De tout ce qui sur terre a souffle et mouvement, aucun être n'est plus misérable que l'homme. » (426-459)


Citations sélectionnées par Bastian Florian Rohr.