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L'Odyssée d'Homère

Voici les vers de l'Odyssée que j'aime le plus intensément. Je me réfère pour tous à l'édition suivante :

Iliade, Odyssée. Bibliothèque de la Pléiade numéro cent quinze.

Chant I

« Sans cesse, en litanies de douceurs amoureuses, elle veut lui verser l'oubli de son Ithaque. » (26-63)

« Tous les chefs, tant qu'ils sont, qui règnent sur nos Iles, Doulichion, Samé, Zante la forestière, et tous les tyranneaux des monts de notre Ithaque, tous courtisent ma mère et mangent ma maison. » (214-251)

Chant III

« Ce n'est plus pour longtemps, sachez-le bien, qu'Ulysse est séparé des siens; il est tout près déjà, plantant à cette bande et le meurtre et la mort, et bien d'autres encore pâtiront parmi nous, qui vivons, aujourd'hui en cette aire d'Ithaque. » (147-186)

« Tu n'as rien à gagner sur les mers infécondes que souffrance et naufrages. » (344-381)

« Déjà, faisant un pas, le bouillant Nestoride Thrasymède a frappé, et la hache a tranché les tendons cervicaux : la bête tombe inerte, sous les clameurs sacrées des filles et des brus, et de la vieille reine. » (439-477)

Chant IV

« Il rusa, esquiva; mais, quand je l'eus baigné, frotté d'huile, habillé, je lui promis avec le plus fort des serments de ne pas révéler la présence d'Ulysse, avant qu'il eût rejoint les croiseurs et les tentes; alors il m'expliqua le plan des Achéens; puis, de son long poignard, il fit un grand massacre en ville et retourna porter aux Argiens sa charge de nouvelles. » (251-290)

« Puisqu'il veut naviguer pour l'amour de son père, qu'il en paie le plaisir ! » (601-698)

« Il dit et, se glissant tout le long de la barre, il traversa la porte, disparut dans les airs, et la fille d'Icare, arrachée au sommeil, sentit son coeur renaître, si clair était le songe qu'elle avait vu surgir au profond de la nuit !... » (813-847)

Chant V

« Comme Ulysse parlait, le soleil se coucha; le crépuscule vint : sous la voûte, au plafond de la grotte, ils rentrèrent pour rester dans les bras l'un de l'autre à s'aimer. » (212-248)

« Oh ! la joie des enfants qui voient revivre un père, qu'un long mal épuisant torturait sur son lit : la cruauté d'un dieu en avait fait sa proie; bonheur ! les autres dieux l'ont tiré du péril !... » (373-414)

Chant VI

« Il n'est rien de meilleur, ni de plus précieux que l'accord, au foyer, de tous les sentiments entre mari et femme : grand dépit pour les jaloux, grande joie des amis, bonheur parfait du couple ! » (159-198)

Chant VII

« Entre donc; que ton coeur soit sans crainte; l'audace vaut mieux en toute affaire quand on veut réussir, surtout à l'étranger. » (16-54)

« J'avais peur, j'avais honte : à ma vue si ton coeur allait se courroucer !... en ce monde, la jalousie est chose humaine. » (299-339)

Chant VIII

« Il n'est rien, croyez-moi, de pire que la mer pour vous abattre un homme, et le plus vigoureux. » (104-144)

« C'est par là qu'après tout, ils devaient en finir : leur perte était fatale, du jour que leur muraille avait emprisonné ce grand cheval de bois, où tous les chefs d'Argos apportaient aux Troyens le meurtre et le trépas... » (492-533)

« C'est l'ouvrage des dieux : s'ils ont filé la mort à tant de ses humains, c'est pour fournir des chants aux gens de l'avenir. » (575-586)

Chant IX

« C'est là que notre monstre humain avait son gîte; c'est là qu'il vivait seul, à paître ses troupeaux, ne fréquentant personne, mais toujours à l'écart et ne pensant qu'au crime. » (181-218)

« Mais sa gorge rendait du vin, des chairs humaines, et il rôtait, l'ivrogne ! » (369-407)


Citations sélectionnées par Bastian Florian Rohr.